Maille temporelle

 

« La simple percée d’un axe à grande circulation appelle des dégagements et une emprise sur les terres agricoles, les terrains prennent de la valeur ; ils sont vendus ; on y construit donc ; les constructions appellent des voies d’accès, des équipements collectifs et des services (écoles, stades, magasins, lignes EDF….) ; et en quelques années on voit surgir une agglomération, la ou il n’y avait que des pâturages et des champs. »
Libéralisme et paysage, Christian Carle, les éditions de la passion, 1996.

"Grâce au ciel, nous ne sommes pas enracinés au sol et ici n’est pas le monde tout entier." H.D. Thoreau

Qu’est ce que le temps de la ville ? Comment penser le paysage dans le temps ? Peut on établir un calendrier urbain ?
La ville se construit à partir de frottements et de mouvements (d’actions individuelles, collectives, politique et de territoire). Cette dynamique s’articule autour de différentes temporalités singulières ou plurielles, confrontant des processus collectifs de l’urbanité (aménageur, politique, économique) et des approches individuelles de l’habiter. La question du temps nous confronte à une réflexion sur une nouvelle temporalité de l’urbain.

Nous distinguons cinq rythmes:

le quotidien (jour/nuit),
le singulier (l’anniversaire),
l’événementiel
la saisonnalité
le durable

Nous voulons mêler sur un même territoire le singulier et le collectif. Nous comprenons le territoire dans un mouvement cyclique ou le passé se répète et ou chaque chose une fois avenue retourne à ce qu’elle était. Nous n’annulons pas le passé mais tentons d’ouvrir les projets à un champ d’actions possibles sur le lieu. La temporalité se lit par :La mise en rotation des terres tout les 6 ans et selon les saisons, le travail d’éclairage de la rue Ernest Sauvestre, l’occupation du vaste parking Leclerc, la réserve paysagère sous les lignes à haute tension, les anniversaires des gens qui occupent les espaces public dans le temps soit 365 jours.

 

     

Les projets


Fil conducteur
Les gens glisseront sur des lignes entremêlées débordant ponctuellement du boulevard électrique.

Jachère urbaine
Création d'espaces publics et collectifs (jardins)au moyen d'un compromis entre le centre Leclerc et la collectivité locale.

Perspective
Réhabilitation du piéton et du vélo, comme "mobilités de quartier" et mise en scène une centralité de quartier sur la traversée de Ragon qui est souvent réduite qu’a un espace de transit.